Choisir ses peintures en tenant compte de l’air intérieur

Etiquette émission dans l'air

L’étiquette « Émissions dans l’air intérieur », s’intéresse aux composés chimiques émis lors de la pause d’un matériau neuf. Les revêtements de sols et de murs, comme les cloisons, les isolants, les peintures, les vernis, les parquets, les sols en vinyle et pvc, ainsi que les colles, les adhésifs… sont concernés.

Elle fonctionne sur le même modèle que l’étiquette énergétique. Par exemple, une peinture notée C émettra plus de composés chimiques qu’une peinture classée A+.

Combien de temps faut-il attendre qu’un matériau « dégaze »?

Une étude présentée lors du colloque les « Défis Bâtiment Santé », avait comparé les taux d’émissions de deux peintures, et surtout, le temps nécessaire pour retrouver une situation avant travaux.

La peinture A+ testée (peinture en phase aqueuse), avait généré un pic de pollution chimique pendant 72h (pic à 150g/l de COVT). Autrement dit, 3 jours ont été nécessaire pour qu’elle « dégorge » ou « dégaze ». Pour une peinture glycéro notée C (pic à 100g/l de COVT), 26 jours ont été nécessaire, soit près d’un mois.

CONSEIL N°1

Peu importe la peinture choisie, on réalise les travaux au printemps ou en été, pour pouvoir aérer massivement (voire toute la journée si possible) pendant à minima 3 jours (délais pour une peinture A+) et intensément pendant un mois (pour une peinture notée C).

De manière générale, préférez toujours la réalisation de travaux pendant la période estivale!

Retour sur la naissance de l’étiquette « Emissions dans l’air intérieur »

Année de mise en oeuvre

Depuis le 1er janvier 2012, tous les nouveaux revêtements de sols et murs se sont vus apposés cette étiquette. Pour les produits déjà en circulation, les industriels avaient jusqu’au 1er septembre 2013 pour mettre à jour leurs produits.

Composés chimiques pris en considération

L’étiquette prend en compte 10 composés chimiques, ainsi que les COVT – les Composés Organiques Volatils Totaux. Ce dernier est un indice global qui fait état d’une pollution chimique ambiante et non spécifique. La liste et les concentrations prises en compte sont répertoriées dans le tableau ci-dessous.

Composés chimiques pris en compte

Les 10 substances chimiques visées sont celles qui ont été largement détectées et mesurées dans les logements français, lors de la campagne nationale logement (2003-2005), menée par l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur. 567 logements ont été passés au crible afin d’établir un profil type des pollutions, chimique, biologique (allergènes d’animaux, acariens, moisissures…) et physique (radon, amiante et fibres minérales…), des logements français.

Cette étiquette complète une autre mesure déjà en place, qui interdit dans la fabrication des produits de construction et décoration les composés cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction de catégories 1 et 2 (ex: trichloréthylène, benzène, phtalate de bis et phtalate de dibutyle).

Bientôt une adaptation pour le mobilier ?

L’un des objectifs du Plan National Santé Environnement n°3 (2015-2019) concerne la généralisation de l’étiquetage aux produits d’ameublement : lit, commode, bureau, table…

à suivre…

 

De Elodie | 22 juillet 2016 | Habitat