L’aromathérapie ou l’usage d’huiles essentielles en remplacement de médicaments

aromatherapie essence oil

L’aromathérapie est l’art de se soigner par les huiles essentielles.

Les huiles essentielles sont des extraits de plantes, issues de la distillation de la fleur, des graines, des feuilles, de l’écorce, du zeste…

L’usage direct des plantes (feuilles, racines), sans procédé d’extraction, pour se soigner est appelé phytothérapie.

Les deux ne sont pas incompatibles, mais elles n’impliquent pas la même rigueur. Les huiles essentielles sont des concentrées. Elles sont puissantes. Leur utilisation nécessite de la précision. Comme les médicaments, il faut respecter un dosage et une posologie. Chaque goutte d’huile essentielle est importante. A contrario la phytothérapie est « généreuse », une poignée de feuilles en infusion, une cuillère à soupe d’huile végétale…

Les huiles essentielles ont de multiples propriétés, de l’antiseptique à l’antispasmodique, en passant par la régulation du transit intestinal et leurs effets apaisants sur le stress et l’anxiété. On ne le dira jamais assez, ce n’est pas parce que les huiles essentielles sont naturelles qu’elles sont sans danger. Traiter un mal de tête par une huile essentielle de menthe poivrée ou de lavandin, plutôt que par la prise d’ibuprofène ou de paracétamol, n’est pas mieux ou sans risque. C’est tout simplement un autre mode de se soigner.

Les huiles essentielles comportent aussi des contre-indications, certaines ne doivent pas être utilisées pour et en présence (en diffusion) de jeunes enfants, de femmes enceintes, d’asthmatiques et d’épileptiques, et peuvent avoir des effets secondaires.

Les huiles essentielles ont des propriétés antiseptiques.

En alternative aux antibiotiques, que ce soit pour l’homme ou l’animal en élevage, il s’agit d’une opportunité car les huiles essentielles n’induisent pas de résistance chez les microorganismes.

Les freins à leur généralisation sont qu’elles ne sont pas adaptées à tous les publics, elles peuvent causer des effets secondaires et elles sont chères à produire, car difficilement reproductibles. En effet une même plante qui pousse dans des conditions différentes ne donnera pas la même huile essentielle. La situation géographique, le climat, l’altitude, l’exposition au soleil, la nature du sous-sol, constituent la carte d’identité de l’huile essentielle. C’est son chémotype. Par exemple l’hélichryse des balkans ne possède pas exactement les mêmes propriétés chimiques que l’hélichryse de Corse.

Dans le logement, aseptiser régulièrement les surfaces et les sols ne présentent aucun intérêt. D’ailleurs l’hygiènisme excessive de nos milieux de vie est l’une des hypothèses de l’augmentation fulgurante des allergies (retrouvez l’article « Hausse des allergies, les différentes hypothèses« ).

Chaque huile essentielle a un rôle propre et des propriétés uniques.

Inscrit dans une démarche marketing, insufflant l’idée qu’augmenter le nombre d’huiles essentielles dans un produit améliorera son efficacité est totalement aberrante. Chaque huile essentielle est suffisamment puissante pour apporter une réponse à un besoin. Parfois il peut être préconisé d’utiliser plusieurs huiles essentielles en mélange pour améliorer les effets (effets synergiques), mais jamais 41 !

Danièle Festy, auteure du livre « Ma bible des Huiles Essentielles », aux éditions Leduc.S, 2008,  propose des formules avec un maximum de 6 huiles essentielles différentes.

Les huiles essentielles et les huiles végétales n’ont rien à voir.

Les huiles essentielles sont utilisées au goutte à goutte, les huiles végétales à la louche.

Rigueur, précision et humilité, les maîtres mots de l’usager.

De l’effet thérapeutique à l’assaisonnant culinaire, l’usage d’huiles essentielles demande:

  • rigueur : prendre le temps de bien s’informer, toujours se référer au nom latin de l’huile essentielle et à son origine (car elle définit son chémotype et sa qualité), s’approvisionner dans des lieux connus et reconnus.
  • précision : dans le dosage.
  • humilité : lorsque l’on n’est pas sûr ou hésitant, on ne s’aventure pas apprenti chimiste, on part à la recherche d’informations.

Effets thérapeutiques, quelques exemples

Maux de tête- Migraines

2 gouttes pures de menthe poivrée (Mentha piperita) sur les tempes et/ou le front (éviter les yeux).

Piqûre de moustiques, araignées, guêpes, méduses…

1 goutte pure de lavande aspic (Lavandula spica, Lavandula latifolia cineolifera) directement sur la piqûre ou le bouton. Renouvelez l’application tous les 1/4h si besoin, pour que la douleur/démangeaison passe.

Constipation

2 gouttes pures d’huile essentielle de gingembre (Zingiber officinale) sur le ventre et masser en appuyant un peu et en dessinant de large cercle. Autre posologie, avaler 1 goutte dans une cuillère à café d’huile d’olive et laisser fondre en bouche avant les repas.

Stress

Respirer 1 goutte d’huile essentielle de petit grain bigarade (Citrus aurantium ssp amara) déposée sur la face interne du poignet. Renouveler 2 à 3 fois par jour.

Coup de mou

1 goutte sous la langue de verveine citronnée (Lippia citriodora) ou sur un sucre à laisser fondre dans la bouche ou dans un thé/tisane. 3 fois par jour pendant 3 semaines.

De Elodie | 15 octobre 2017 | Modes de vie