Energie en France, les chiffres clés : production, importations, prix, usages

Quelle est l’énergie la plus propre ?

Celle que l’on ne consomme pas!

Aucune énergie n’est propre, car aucun process ne l’est.

L’analyse du cycle de vie (ACV) est la démarche qui permet d’évaluer l’impact d’un process, de la fabrication à la destruction du produit.

Quel est le secteur le plus consommateur d’énergie (le secteur le plus énergivore) ?

Le secteur du résidentiel et tertiaire.

A lui seul, il représente près de 45% de la consommation énergétique nationale,  les transports arrivent second avec 33% et le secteur industriel (sidérurgie inclus) consomme 19% d’énergie.

En un peu plus de quarante ans, le secteur du transport a augmenté, il est passé de 20 à 33%, tandis que la consommation énergétique du secteur de l’industrie n’a cessé de chuter, passant de 36 à 19%. La consommation d’énergie du secteur résidentiel et tertiaire se maintient depuis le début des années 2000.

Quelle est l’énergie la plus consommée en 2015, en France métropolitaine ?

Le nucléaire arrive en tête (42%), suivi du pétrole (30%) et du gaz (14%). Le secteur industriel et le secteur résidentiel et tertiaire consomment principalement de l’électricité et du gaz, contrairement au secteur du transport qui utilise quasi exclusivement du pétrole.

 

Quelle est la part de la production nationale et les importations ?

► Le nucléaire

La production d’électricité d’origine nucléaire est passée de 9% en 1973 (date du premier choc pétrolier) à 81,5% en 2015. C’est la seule énergie qu’on exporte.

Avec 58 réacteurs en service, le nucléaire fournit 77% de l’électricité, l’hydraulique 11%, le thermique 7% et 5% provient des énergies renouvelables (éolien + photovoltaïque).

► Le Pétrole

En France métropolitaine, des réserves naturelles de pétrole sont présentes dans le bassin parisien et le bassin aquitain. Elles représentent environ 12 années d’exploitation au rythme annuel, mais seulement 1 mois et demi de la consommation nationale.

Le pétrole est importé d’Arabie Saoudite et du Kazakhstan (66% du total), puis en troisième position du Nigeria (12%), suivi de la Russie (8%), de l’Angola (8%) et de la Norvège (6%).

► Le gaz

Depuis la fin de l’exploitation commerciale du gisement de Lacq (Pyrénées-Atlantiques) survenue à l’automne 2013, la quasi-totalité du gaz naturel consommé en France est désormais importée. Les importateurs historiques, à savoir les Pays Bas et l’Algérie ont été supplantés par la Norvège (42%) et la Russie (11%). Désormais, ils occupent réciproquement la 3ème et 4ème place.

La production de biométhane prend petit à petit de l’ampleur. La quantité injectée au réseau double chaque année, même si elle reste encore marginale. Du gaz de mine, extrait du bassin du Nord Pas de Calais, est également injecté au réseau, là encore des quantités infimes par rapport à la demande.

► Le charbon

La production de charbon, à partir des produits de récupération issus des terrils du Nord et du Gard et des schlamms de Lorraine, a totalement été arrêtée en 2015. Néanmoins 5 centrales thermiques restent en activité en France métropolitaine et 4 en outre-mer. Le charbon est alors importé d’Afrique du Sud, d’Australie, de Russie, des Etats-Unis et de Colombie.

► Les énergies renouvelables

En 2020, la France est tenue d’atteindre les 23% d’énergie produite à partir de sources renouvelables (objectif de la directive 2009/28/CE). En 2015, la part d’énergie produite de sources renouvelables était de 14,9%, loin des 17% prévus par la France pour atteindre l’objectif de 23% en 2020.

Les principales filières sont le bois-énergie (39,8 %), l’hydraulique renouvelable (20,5 %), les biocarburants (11,2 %), les pompes à chaleur (8,0 %) et l’éolien (8,0 %).

 

 

Source: L’ensemble des données est extrait du rapport DATA LAB, édition 2016, du Ministère de l’Environnement, février 2017.

 

De Elodie | 2 août 2017 | Pollutions environnementales