Le printemps arrive, les pollinoses aussi (allergies aux pollens)

Pollen_allergy

Les pollinoses ou allergies aux pollens commencent dès le mois de mars, voire début février pour le sud de la France et les pollens de cyprès, et peuvent s’étendre jusqu’à fin août, début septembre.

Bouleau, cyprès, noisetier, platane, chêne et ambroisie sont les espèces les plus allergisantes. L’ambroisie est même considérée comme une plante envahissante et doit être éliminée. Pour savoir comment procéder, rendez-vous sur la page de signalement.

Allergique aux pollens ? 5 conseils pour passer une bonne saison

1 – Ajouter le site du Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA) à vos favoris, afin d’avoir accès aux calendriers de pollinisation par espèce et pour vous abonner aux bulletins « allergo-polliniques ». La prise du traitement, en début de période de pollinisation, avant la manifestation des premiers symptômes, permet d’améliorer son efficacité et votre confort de vie par la même occasion.

2 – Apprendre à reconnaître les espèces végétales auxquelles on est allergique. C’est bien de savoir qu’on est allergique à l’aulne, encore faut-il pouvoir le reconnaître pour l’éviter.

3 – Pendant la période de pollinisation, n’étendez pas le linge à l’extérieur, surtout les housses d’oreillers, la housse de couette et les draps, afin d’éviter que les pollens ne se fixent dans les fibres.

4 – Après une balade en forêt ou en sous-bois, pensez à vous rincer les cheveux en rentrant, afin d’éviter le dépôt de pollens sur votre oreiller.

5 – Eviter autant que possible de tondre la pelouse pendant cette période, la remise en suspension des pollens joue en votre défaveur.

Le saviez-vous?

Les pollens sont divisés en deux groupes selon leur mode de transport. On distingue les pollens entomophiles, transportés par les insectes; des pollens anémophiles, dispersés par le vent. Ce sont les pollens anémophiles qui sont principalement responsables des pollinoses.

Est-il nécessaire d’investir dans un purificateur d’air?

Ces appareils filtrants n’ont pas démontré leur efficacité en conditions réelles d’occupation, mais uniquement en conditions de tests, où tous les paramètres sont optimaux et où la remise en suspension n’est pas prise en compte. Or dans un logement, les mouvements permanents des occupants, en particulier en présence d’enfants qui « brassent de l’air », les particules, dont les pollens, sont continuellement remises en suspension.

Ne sachant pas s’ils sont efficaces, il est préférable d’investir dans un aspirateur, qui aura le mérite de passer sous les meubles, dans les coins et sur les revêtements textiles et synthétiques, comme les tapis, moquettes et canapés. En plus, pour les personnes allergiques, vous pouvez opter pour un aspirateur avec un filtre HEPA (haute efficacité pour les particules, minimum H12) qui retiendra les pollens aspirés.

Liens entre les pollinoses, le changement climatique & la pollution atmosphérique

La pollution atmosphérique potentialise les allergies aux pollens, via deux mécanismes:

► Les polluants qui, au quotidien, irritent les muqueuses des voies respiratoires peuvent exacerber l’intensité et la durée des symptômes (toux, maux de gorge, irritation des yeux, écoulement nasal, crise d’asthme…) .

► Ensuite les pollens peuvent transporter à leur surface (phénomène d’adsorption), des composés chimiques sensibilisants ou irritants qui peuvent accroître la fréquence des symptômes.

Enfin le changement climatique a également un impact défavorable sur les pollinoses. A cause du réchauffement, les périodes de pollinisation sont de plus en plus précoces et durent plus longtemps.

De Elodie | 13 mars 2017 | Santé Environnement