Mur végétal, source importante d’humidité dans le logement

Green wall_mur vegetal

Une étude évaluant les performances de capteurs, pour suivre en temps réel la qualité de l’air ambiant, s’est également intéressée à l’impact d’un mur végétal dans un environnement intérieur. Cette étude permet de dresser un premier état des lieux face à l’engouement suscité par la végétalisation des espaces clos.

Bien que dans les espaces de travail, la présence d’un mur végétal peut se justifier en matière de confort visuel, de bien-être et de source d’humidité (les bâtiments tertiaires, en particulier les bâtiments performants en énergie, tendent à avoir un air plus sec, 30-40% d’humidité relative), dans un logement les murs végétaux doivent être envisagés avec précaution.

Le mur végétal évalué avait une surface de 2,7m2, alimenté par un bac d’eau, d’une capacité de 100L, pour irriguer les plantes. Son impact a été évalué dans une pièce de 40m3. Le taux de renouvellement de l’air était de 0,30 ± 0,10h-1. Cela signifie que 30% de l’air est renouvelé en une heure, autrement dit, 3h sont nécessaires pour renouveler entièrement l’air de la pièce de 40m3.

Green wall_Mur végétal (Caron et al. 2016)

En présence de ce mur végétal, les résultats ont montré que l’humidité augmentait de 20 points, en comparaison d’une même pièce sans. Ainsi l’humidité relative moyenne est passée de 60 à 80%. Les minima relevés étaient respectivement de 60% contre 40% et les maxima de 90% contre 70%, sans mur végétal.

Pour rappel, l’humidité relative optimale, pour un confort et une absence de développement fongique, est comprise entre 40 et 60%. Cette fourchette permet de s’adapter aux conditions météorologiques, qui influencent les paramètres intérieurs.

Enfin l’étude a, à nouveau, permis d’évaluer les capacités épuratrices des végétaux en conditions réelles. Avec l’avantage d’avoir des ventilateurs qui assuraient le passage de l’air à travers le mur végétal, à un débit de 150 ± 20 m3/h. La conclusion confirme les résultats de l’étude Phyt’air : « Il est impossible de démontrer une différence significative (de qualité) entre l’air ambiant et l’air extrait du mur végétal »

Pour en savoir plus sur les capacités dépolluantes des plantes, retrouvez l’article « Plantes d’intérieur, non elles ne dépolluent pas le logement! »

Bibliographie :

Extrait de l’article : Caron A, Redon N, Thevenet F, Hanoune B, Coddeville P, Performances and limitations of electronic gas sensors to investigate and indoor air quality event. Building and Environment, 2016, 107 : 19-28

De Elodie | 8 juin 2017 | Habitat